Vestiges de l'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Pommainville.

 

L'église datait du XIVème siècle, construite par Pierre II de Valois, comte d'Alençon et seigneur d'Argentan.

 

A cette époque, le village était important car il se trouvait sur le passage d'une voie antique appelée "Chemin Rié" signifiant "chemin royal" et reliait Alençon à Jort.

 

La construction de la nationale vers 1770 amena l'abandon de ce chemin.

 

L'église de Pommainville fut classée aux Beaux-Arts le 26 avril 1932 pour son maître-autel, son retable en bois sculpté, son lambris du choeur en bois sculpté, datant de la deuxième moitié du XVIIème siècle.

 

Le délabrement de l'édifice s'aggravant, les murs se lézardant, la toiture faisant eau de toute part, la municipalité d'Occagnes ne fit pas de travaux de réparation, les finances étant insuffisantes (délibérations des 28 février et 28 août 1932).

 

Toutefois, le retable, l'autel, les stalles furent démontés et confiés pour réparation à l'atelier d'ébéniste sculpteur d'art de Mr Lemeslif, d'Alençon.

 

On peut penser que l'initiative de l'ouvrage revient à Jean Bonnemer, curé de la paroisse de 1696 à 1725 suite à l'observation de l'Evêque de Sées, Monseigneur d'Aquin, qui, en visitant l'église en 1702/1703 s'étonne qu'il n'y ait pas de retable conformément aux décisions de l'autorité diocésaine.

 

La municipalité d'Occagnes se déclara favorable au transfert du précieux ouvrage à l'église Saint Martin d'Argentan à condition que la ville et les Beaux Arts en assurent l'entretien. Mais l'église Saint Martin ne pouvait loger le monument.

 

C'est alors que Mr l'inspecteur des Monuments Historiques songea à la salle libre de l'étage en la chapelle Saint Nicolas, propriété de la ville d'Argentan.

 

Le 26 décembre 1966, une cérémonie se déroulait autour des boiseries restituées dans leur splendeur d'origine. Monsieur le Maire d'Argentan assisté de son conseil municipal avait convié la municipalité d'Occagnes pour lui présenter l'oeuvre restaurée et la remercier du dépôt qu'elle avait bien voulu lui consentir.

 

La délibération du 10 janvier 1959 précise : "Occagnes ne pouvant participer à la restauration de l'ouvrage, cependant ne s'en désintéresserait pas ; il le confiait à la ville d'Argentan pour le conserver dans le domaine public".

 

L'église fut détruite en 1955 tant elle était délabrée. Par respect pour ses défunts, fut érigé un oratoire rappelant l'église qui avait régné sur le domaine de Pommainville.

 

Le retable se trouve toujours à la Chapelle Saint Nicolas d'Argentan qui abrite également l'Office du Tourisme de la ville et où il peut y être admiré.

 

 

 

Sources : Xavier Rousseau - Le Pays d'Argentan, n° 4 (156), décembre 1969.

Bibliothéque Municipale d'Argentan.

 

 

 

 

 

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